Peakolja


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Le « peak oil », bombe à retardement du XXe siècle

Alors, le peak oil, c’est pour quand ? Ce moment à partir duquel la production de pétrole mondiale va baisser, faute de réserves, arrive mais à une vitesse encore inconnue : « Impossible de répondre avec précision », reconnaît Jean Laherrère, l’un des membres de l’association Aspo (lire notre article), qui dénonce les surévaluations des gouvernements et des grands groupes pétroliers.

« Le peak oil pourrait déjà être en cours. Au sein de l’Aspo, nous considérons tous qu’il est probable qu’il interviendra à un moment ou un autre au cours de la présente décennie, dit Laherrère, qui a été longtemps directeur des techniques de prospections du groupe Total, avant de prendre sa retraite. Compte tenu du flou savamment entretenu autour des réserves, on ne sera vraiment sûr qu’il a eu lieu qu’une fois que les prix de pétrole commenceront à augmenter de manière systématique (…) Je crois que d’ici là, nous allons connaître une dizaine d’années au cours desquelles la courbe de la production pétrolière va ressembler à un plateau bosselé, avant qu’elle ne commence irrémédiablement à chuter. »

Tillbaka till bättre fall
I oljesektorn gäller den enda konsensusen om toppoljan produktionsområden som redan har överskridit: USA (sedan sjuttiotalet), Kanada, Venezuela och Nordsjön.

Problemet är att ingen av de officiella scenarierna tydligt avslöjar toppoljan. De största tillverkande länderna i Mellanöstern (Saudiarabien, Irak, Förenade Arabemiraten, etc.) förväntas inte nå sin egen topp i cirka 30 år. Det skulle räcka då att de producerar mer för att kompensera för nedgången i de andra oljeområdena.

« Ce raisonnement, tenu aussi bien par les pdg des principaux groupes pétroliers que la Maison Blanche est risqué à plus d’un titre », souligne Jean Laherrère. Le département américain de l’Energie a publié récemment un graphique indiquant une croissance de la production pétrolière mondiale de 2 % par an pour les prochaines décennies. Dans cette hypothèse, le peak oil n’apparaît pas avant 2037. Mais il est suivi par un effondrement brutal de la production, au rythme de -10 % par an !

« Cette façon d’envisager l’avenir est un crime contre les générations futures », s’emporte Laherrère. Le géologue français poursuit : « Certes, on peut continuer à raisonner à court terme encore pendant quelque temps en augmentant la production mondiale de 1 ou 2% par an. Mais plus on augmente le rythme des extractions pour repousser l’échéance, plus le choc post-peak oil sera dévastateur ! »

Réserves « ultimes »
L’Aspo conteste l’argument développé par les industriels du pétrole, selon lequel la technologie va bientôt permettre de recourir à des réserves pétrolières jusqu’ici laissées de côté (aux Pôles et au fond des océans). Le Dr Colin Campbell, fondateur de l’Aspo, explique : « On ne peut pas faire appel à ces réserves dites ‘ultimes’ sans renchérir substantiellement le prix du baril. Le peak oil, ce n’est pas la fin du pétrole. C’est la fin du pétrole conventionnel pas cher. Mais la nuance ne change pas grand-chose : les conséquences économiques n’en sont pas moins redoutables. »



För transport är den nuvarande situationen ganska känslig. Enligt OECD drivs mer än 96% av den globala fordonstrafiken fortfarande av kolväten.

La menace pourrait être encore plus grave pour l’agriculture intensive. Dans les textes de l’Aspo revient régulièrement la référence au lien entre l’explosion de la population mondiale et l’expansion de l’utilisation des engrais synthétiques à base d’hydrocarbures. « L’agriculture est devenue une filière de transformation du pétrole en nourriture, rappelle Laherrère. Après le peak oil, les prix du pétrole devraient augmenter inexorablement.

Den "gröna revolutionen" av kemiska gödselmedel är en av de faktorer som fyrdubblade världens befolkning under tjugonde århundradet. Alla länder vars demografi bygger på intensivt jordbruk (utvecklade länder och ett stort antal utvecklingsländer) har anledning att oroa sig för en sekulär och irreversibel ökning av oljepriset.

Les grands équilibres géopolitiques pourraient eux aussi être bouleversés par la crise énergétique et économique qui, selon l’Aspo, devrait succéder au peak oil. Selon les chiffres publiés par BP en 2003, les pays du Moyen-Orient disposent de 65,4 % des réserves « prouvées » de pétrole dans le monde (25 % reviennent à la seule Arabie Saoudite). Leur part dans le marché mondial est déjà de 28 %. Selon l’Aspo, elle pourrait dépasser les 40 % d’ici deux décennies. La seconde guerre du Golfe pourrait un jour s’avérer n’être que la « deuxième ».

Matthieu Auzanneau

Aspo-platsen:
HTTP://www.peakoil.net

Energiförlusten, filen (Transfert.net):
HTTP://www.transfert.net/d51

OilCrisis.com:
HTTP://www.oilcrisis.com/

Franska petroleumsinstitutet:
http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/


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